[ PODCAST ] SPORT ET CONFIANCE EN SOI

J'ai eu le plaisir d'échanger avec Samah Goueffon, fondatrice de Koss_club l'équivalent de la salle de sport pour le bien-être physique et mental. Nous avons parlé sport et confiance en soi.

Pour retrouver son actualité c'est par ici

Alizée : Bonjour à tous. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Samah et on va échanger ensemble sur la pratique sportive et la confiance en soi. Bonjour, Samah !


Samah : Bonjour Alizée ! 


Alizée : Ça va ?


Samah :  Super. Merci de me recevoir. 


Alizée : Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter ?


Samah : Oui, bien sûr. Moi c'est Samah. J'ai 41 ans, je suis l’heureuse maman d'un petit garçon de cinq ans et je suis tout nouvellement lyonnaise. J'étais parisienne jusqu'à l'année dernière encore et je suis arrivée un peu par hasard sur Lyon sans connaître absolument personne. Et depuis un an, c'est de superbes rencontres que je fais depuis un an et j'en suis vraiment ravie. C'est ce qui m'amène aujourd'hui devant toi, grâce à notre copine Ambre.


Alizée : Un petit coucou à Ambre. Et est ce que tu pourrais nous parler de ton projet ? La génèse du projet et en quoi il consiste exactement ?


Samah : Absolument. Alors moi je porte un projet qui s'appelle “Koss”. Koss, ça peut se définir comme la volonté d'oser enfin être soi. Ça fait 41 ans que je n’ai absolument aucune confiance en moi, que j'ai une estime de moi qui est assez compliquée à gérer. Et j'ai décidé aujourd'hui, à travers ce projet d’enfin prendre confiance en moi et d'avancer et de croire en mes capacités, de croire en mes compétences, de croire en ce que j'étais capable de faire. Et Koss aujourd'hui, c'est vraiment un projet qui me porte autant professionnellement que personnellement. Il est né aussi d’un burn-out, que j'ai fait il y a quelques années, qui a été comme un tsunami, évidemment, parce qu'on est pas préparé à ça. On ne sait pas ce qui nous arrive, on ne comprend pas quelle est l'évolution. Ça peut nous sauter à la figure d'un coup. Lors ce burn-out, il y a quelques années encore, je faisais 25 kilos supplémentaires.

J'étais dans un état vraiment déplorable et du coup, une fois que j'ai commencé à sortir un peu la tête de l'eau en allant chercher à droite à gauche, de l'aide ou de nouvelles activités ou de nouvelles choses à tester. Je me suis rendue compte, en ouvrant la parole finalement, qu'il y avait beaucoup de monde qui passait par des situations très difficiles, mais qui n'en parlait pas forcément parce qu'elles avaient énormément honte de parler de leur difficulté parce que...Qui dit difficultés dit faiblesse, dit manque de caractère. Tous ces préjugés,

toute cette négativité, autour des difficultés qu'on connaît tous dans la vie. Moi, aujourd'hui, je dois en faire quelque chose, pas forcément de positif parce que ça reste des situations très difficiles à passer. Mais voilà,  qu'on puisse en parler, qu'on en ait pas honte et qu'on puisse porter une voix collective, justement pour briser les tabous qu'il y a tout autour de ces sujets.


Alizée : Très bien. C’est un très beau projet.


Samah : Merci.


Alizée : Merci pour cette présentation. Et maintenant pour entrer un peu dans le détail, est ce que tu pourrais expliquer qu'est ce que le bien-être mental ?


Samah : Oui, absolument. Alorsle bien être mental aujourd'hui, c'est vraiment le cœur du concept Koss. On travaille énormément notre bien-être physique. On sait ce qu'on doit faire pour s'occuper de notre bien-être physique. On est biberonnés à tout ça. Trente minutes de marche par jour, cinq fruits et légumes, et cetera. Mais pour s'occuper de notre bien être mental, finalement, nous n'avons aucun outil. Dès notre plus jeune âge, on n'est pas éduqué, on n’est pas habitué à prendre soin de notre bien être mental et finalement on en prend soin ou on commence à y penser une fois que ça nous arrive, un petit peu comme un marasme dans la figure. Et donc le bien être mental, c'est ça se réfère à un état général de santé mentale d'une personne. Ça englobe la manière dont nous pensons, dont nous ressentons et la manière dont nous gérons notre vie au quotidien, à travers ses hauts et ses bas. Et donc, pour ça, on doit s'armer d'outils et de solutions pour faire face à ces différentes épreuves de la vie quotidienne. D'autant plus, par exemple, chez une femme, entre la charge mentale, entre équilibre de la vie pro, la vie perso, la maternité…

C'est un énorme sujet…


Alizée : Le syndrome de l’imposteur.


Samah : Le syndrome de l'imposteur, oui, le manque de confiance en soi, d'estime de soi.

Enfin ! Le sujet est hyper vaste et finalement on se rend compte que lorsqu'on n'a pas les bons outils pour gérer ces différentes étapes, ça impacte énormément notre vie, mais aussi celle de notre entourage. 


Alizée : Le bien être mental, ça va être un peu la petite voix dans notre tête qui nous parle aussi,qui ne nous apprend pas à gérer les choses. Peut-être trop penser, se dévaloriser…


Samah : Absolument. On est on est notre pire ennemi, en fait.


Alizée : Ou notre meilleur ami !


Samah : Oui ! Mais on est souvent notre pire ennemi avant de devenir notre meilleur ami. On se parle très violemment. On intériorise beaucoup de choses et on est très négatif envers nous même. Et le but, c'est d'apporter des outils, d'inverser un petit peu cette tendance pour effectivement être notre meilleur allié, notre meilleure ami et prendre cette confiance qui souvent fait défaut.


Alizée : Et quelle est la différence avec le bien-être émotionnel ? J'ai du mal à différencier les deux. J'ai l'impression qu’ils sont liés ?


Samah : Absolument. Alors le bien être mental et le bien être émotionnel. La vraie différence, elle réside dans leur portée, c'est-à-dire que le bien être mental, il englobe un large aspect de la santé mentale, y compris donc les pensées, les comportements, les émotions. Par contre, le bien être émotionnel, lui, se concentre spécifiquement justement sur les émotions,sur ce ressenti et sur la capacité à gérer et à comprendre nos émotions. Et ça, c'est un vrai challenge. Parce que gérer et comprendre ses émotions, mettre des mots sur ses émotions, savoir se dire à ce moment là “quelle est l'émotion qui me traverse et quels sont les meilleurs outils pour moi à ce moment là pour gérer cette émotion, ou pour l'accepter ?” Parce qu’une émotion, ça s'accepte, qu'elle soit positive ou négative, mais elle se gère d'une certaine manière, avec les gens, avec les outils qu'on a à ce moment là, et l'état d'esprit aussi.


Samah : Donc le bien-être mental, est vraiment beaucoup plus global. Il englobe le bien-être émotionnel et d'autres aspects du bien être, tandis que le bien être émotionnel, c'est vraiment gérer, comprendre et apprivoiser ses émotions.


Alizée : OK, très bien, très clair. Donc là on passe à la troisième partie. On va vraiment parler de l'activité physique. En quoi elle permet d'améliorer son bien-être mental ? 


Samah : Alors l'activité physique, ça me parle beaucoup. J'ai fait une grande partie de ma carrière dans le développement de réseaux de salles de sport. Et du coup, j'ai côtoyé des centaines et des centaines d'adhérents qui venaient quotidiennement pratiquer dans une salle de sport et en ayant énormément de discussions avec eux je me suis rendu compte

que les gens venaient dans une salle de sport pour faire du sport, mais ils venaient vraiment aussi pour l’aspect collectif, pour être entourés. Ils venaient également dans le but de se faire du bien mentalement. Donc le sport, c'est un élément essentiel au bien être, mais ça n'est pas l'élément unique. Aujourd'hui, le bien être physique et le bien être mental sont vraiment liés. On se fait du bien en faisant du sport, mais en prenant soin de soi aussi mentalement, en s'armant d'outils et de solutions qui nous font du bien.  Ça favorise aussi notre envie d'aller faire de l'activité physique. Donc les deux sont réellement corrélés Le bien être physique, faire du sport, faire de l'activité, ça va agir sur la qualité du sommeil, ça va réduire le stress, l'anxiété,renforcer notre estime de nous, notre confiance. Donc il y a un spectre très, très large. Malheureusement, certains seront plus enclins à faire une activité physique douce et c'est ce qui va leur faire du bien. D'autres, on en a discuté, vont préferer des sports plus intense. Dans tous les cas, ça a un effet hyper positif sur la santé physique, mais aussi sur notre mindset,sur notre confiance en nous, notre posture. On a tous des préférences. Moi, je dis qu'il faut essayer le plus de choses possible, combiner 

différentes activités.  Il y a eu il y a une semaine de ça, j'ai mis en place un atelier où on a eu quinze participantes, sur la confiance en soi, qui combinait l'hypnose avec la boxe. C'était une combinaison que personne n'avait jamais testé ou osé.


Alizée : Il faut y penser c’est sûr. Et ça s’est bien passé ?


Samah : Ça s'est super bien passé, on a eu énormément de retours très positifs

sur le caractère innovant de la de l'approche. Et justement, dans mon projet Koss, c'est vraiment la vision que j'ai, c’est d'allier les activités physiques avec les activités “mentales” et d'en faire une combinaison qui permet de se faire du bien à tous les niveaux, de manière holistique.


Alizée : Et il y a un truc qui me vient. Quand on fait du sport, on va sécréter des hormones du bien-être aussi. Donc il y a aussi les hormones qui rentrent en jeu, vu que tu fais du sport. Je ne sais plus le type d'hormones que c’est...


Samah : Les endorphines.



Alizée : oui voilà, les endorphines. Donc ça améliore aussi ton bien-être mental puisque tu sécrètent ces hormones qui font du bien. Je sais que moi je cours beaucoup. Alors, au début, tu as la flemme de courir, quand il faut reprendre c’est compliqué.  Mais quand tu te mets à courir, tu adores, et tu as envie d’y retourner. Tu sécrètes des endorphines et tu adores. Et après tu as un sentiment de bien-être incroyable.


Samah : Absolument. 


Alizée : Je pense que les hormones aussi joue ce rôle là et font le lien entre physique et mental.


Samah : Complètement. Les endorphines ce sont des neurotransmetteurs, qui sont responsables de la sensation de bien être, du soulagement du stress. Donc, plus on sécrète d'endorphine, plus intérieurement, on se sentira très bien. Et puis ça favorisera justement l'envie d'aller faire de nouvelles choses, ou d'aller faire du sport ou même de rencontrer du monde, discuter. C’est un tout, en fait. 


Alizée : C’est comme si tu mettais en place une nouvelle routine qui après te fait changer au final ton mode de vie parce que tu dors mieux, tu vas mieux t'alimenter parce que tu vas faire du sport. Tu bois plus d’eau. C'est un cercle vertueux finalement et tu te remets dans l'action. Donc effectivement, tu t’ouvres à d’autres personnes.


Samah : C’est ça. Mais je me suis rendu compte aussi durant ma carrière qu'il y avait beaucoup de monde qui n'aimait pas trop faire du sport. Et apporter différentes activités et peut être travailler sur le mental pour faire en sorte que la personne,finalement, elle est envie d'aller faire du sport, parce qu'elle sait que ça va lui faire du bien. Donc, il y a différents chemins. Il n'y a pas qu'un chemin unique, où on se dit “faut que j'aille faire mon sport.” Moi, je ne suis pas fan de sport. Mise à part la boxe, je n'y vais pas par plaisir.


Alizée : Mais tu as vraiment raison. Je trouve qu'il y a beaucoup de gens qui n'aiment pas faire du sport et qui ont beaucoup de mal à y aller. Et je me demandais si ce n’était pas parce qu’ils n’ont pas trouvé le sport qui leur convenait, mais c'est vrai que pour ces personnes là, comment elles peuvent faire ?


Samah : C'est compliqué et je pense qu'il y a des choses aussi peut être à travailler sur le mental, ou leur donner envie à travers d'autres approches. C'est pour ça que moi, dans l'approche et donc dans la vision que j'ai pour mon projet, c'est d'apporter ces différents aspects, en fait du bien être, pour qu'ensuite, en un seul et même lieu, il y ait un véritable écosystème qui permette justement d'aller se faire du bien mentalement. Et puis aussi d'aller se faire du bien physiquement à travers différentes activités, mais d'avoir tout réuni en un seul et même endroit. C'est un vrai frein lorsqu'on doit aller chercher toutes les informations et se dire “il faut que je prenne rendez-vous à gauche ensuite, faut que j'aille à droite”, et cetera. La motivation, elle retombe complètement. Là l'idée, c'est vraiment de créer un écosystème qui permette de retrouver différentes activités sur les différents aspects du bien être dont on a parlé, pour vraiment se retrouvert dans un environnement chaleureux, dans un refuge urbain où on sais qu’on veut se faire du bien. Les jours où on a pas envie de faire de sport, on peut travailler et se muscler le mental. On ne doit pas se mettre une pression supplémentaire. On a déjà assez de pression.


Alizée : C’est clair. Je partage complètement ton avis. Et donc tu parles de muscler son mental. On fait comment pour muscler son mental ?


Samah : J'aime beaucoup appliquer le vocabulaire qu’on peut retrouver dans le sport, dans le fitness, pour parler également du mental. Le cerveau, c'est comme un muscle et pour le faire travailler, on a besoin justement d'outils et d'exercices qui vont lui permettre de progresser et donc muscler son mental, c'est avoir les bonnes manières de pratique, pour gérer son stress, son anxiété. Gérer la charge mentale. Travailler sa confiance en soi. Adopter des pensées positives et constructives.Donc le choix, encore une fois, est très vaste, mais dans mon approche, je souhaite vraiment faire cette analogie et dire qu’on s'occupe de son bien-être mental comme on s'occupe de son bien être physique à travers des exercices, des techniques et qu'il n'y a pas de différence à faire. En boxe, on apprend les techniques, on fait des exercices, on s'entraîne. Sur le mental, c'est la même chose.


Alizée : C'est génial. OK, donc ce n’est pas uniquement apprendre à avoir confiance en soi ou muscler son mental par le sport. Mais c'est par le sport et aussi par d'autres biais

qui gravitent autour et qui sont liés à une “musculation” directement mentale. 


Samah : Absolument.


Alizée : Mais du coup, effectivement, ça ne répond pas que entre guillemets aux sportifs, parce qu'on peut être très sportif et avoir aussi des problèmes de confiance en soi. Et du coup tu fais encore plus de sport, alors qu’au final, tu n'a toujours pas confiance en toi, ou tu peux faire de la boulimie ou de l'anorexie par exemple. On peut se cacher à travers une pratique sportive.


Samah : Les sportifs de haut niveau, travaillent évidemment énormément le physique mais également le mental. Ils ont des coachs spécifiques pour ça. Ils visualisent leurs victoires, leurs réussites. Il y a tout un travail qui est fait tout au long de la carrière d'un sportif de haut niveau. Et pourquoi nous, on aurait pas ça dans une moindre mesure ?


Alizée : Mais oui, c'est vrai, justement, il y a un coach qui est très connu. Il s'occupait de Serena Williams il me semble, j'adore son mindset et c'est ce qu’il dit. Et c'est vrai que tous les grands sportifs ont des coachs parce que tout vient du mental.


Samah : C’est ça. Et arrivé à l'âge adulte, on n est pas armé pour ça.On ne nous apprend pas ça. Quand on est jeune, on nous apprend pas à travailler, gérer notre stress, notre anxiété. Et pourtant on en a énormément, étant petit, à l'adolescence. Enfin voilà, on a des étapes de vie comme ça, qu'on essaye de gérer un petit peu à notre manière. Mais finalement, on se retrouve souvent désarmé par rapport à toutes ces épreuves là et, pour moi le point essentiel également dans le projet que je mène, c'est le collectif, parce que j'estime qu'on ne peut pas régler un problème de santé mentale en restant tout seul dans son coin. On a besoin de s'entourer et discuter avec des personnes qui ont traversé ou qui traversent la même chose c’est un enseignement énorme et surtout, on se dit Wow ! Je ne suis pas toute seule dans cette situation.Il y a des gens qui me comprennent, qui partagent ces difficultés que je rencontre. Je ne suis pas juste une personne qu'on estime faible. Je mérite d'être là et je vais me battre pour m'en sortir. La force du collectif elle est hyper importante, surtout dans ce monde hyperconnecté où on est souvent très seul derrière son téléphone. Remettre le lien social, les relations au cœur de notre bien être. Pour moi, c'est un cheminement hyper intéressant et important.


Alizée : Et est ce que tu penses que la confiance en soi, c'est quelque chose qui se travaille seul ou aussi en collectif ?


Samah : Pour moi, c'est les deux. On a ce travail individuel à faire chacun de notre côté. En lisant, en se renseignant, en écoutant des podcasts. Moi, ça m'a beaucoup aidé quand j'étais en plein burn-out. Donc j'ai fait ça derrière mon ordinateur. Mais finalement, j'ai été connecté entre guillemets avec des personnes qui témoignaient, qui avaient le courage aussi de parler des difficultés qu'elles avaient traversé et comprendre aussi qu'elles avaient été les clés pour qu'elles puissent s'en sortir. Donc tout ça, ça donne aussi une perspective positive quand on est au fond du sceau. On se dit “moi aussi je peux y arriver.” Donc je pense que c'est un tout. Il y a cette pratique individuelle qui est importante parce que chacun doit aller à son rythme. Mais il y a aussi cette pratique collective où on est porté par le collectif, il y a de la bienveillance. Alors aujourd'hui, c’est un terme un peu galvaudé, mais en tout cas, je pense qu’il est essentiel aujourd'hui. De la bienveillance, du collectif, de l'empathie. Et ça rejoint ce qu'on disait tout à l’heure en off aussi, apprendre à écouter.


Alizée : Oui. Parce qu’on ne sait plus trop faire.  Mais je pense que quelqu'un qui ne va pas bien, ce qu'on peut lui donner c'est notre écoute, notre attention. Qu’une personne puisse se sentir en confiance dans un espace “secure” et pouvoir parler sans être conseillé, sans être jugé...sans des “tu devrais faire ci,” “mais pourquoi tu te plains”, c’est vraiment bien.  Il y a beaucoup aussi sur Instagram, des posts en mode “positif”, qui te disent “Mais non, ne pense pas ça, pense ça.” Et au bout d’un moment, on pète un câble en fait. Ça fait du bien quand tu peux juste être toi, que quelqu'un t’écoute sans  rien te dire en retour. 


Samah : Je suis totalement d'accord là dessus et effectivement aujourd'hui il y a une injonction à aller bien et à être bien. Et si tu n'arrives pas à être bien, c'est un peu de ta faute. Si c'était aussi simple tout le monde le serait. Le développement personnel, c'est un travail de toute une vie, on en a jamais fini de croître, de progresser, d'apprendre et c'est ça qui fait la saveur de nos vies. De rencontrer de nouvelles personnes, d'échanger, de se former à de nouvelles compétences. Mais à côté de ça, on a le droit aussi de ne pas être bien, de se dire qu'à ce moment là, “j'ai pas la force, d'aller chercher les bons outils pour être  bien. Et je ne sais même pas où aller les chercher.” Je pratique énormément la politique des petits pas,c'est à dire que quoi qu'il arrive, on continue d'avancer, même si ce sont de tout petits pas, à un moment ou un autre. Ces petits pas, vont se transformer en de plus grands pas et vont aboutir à des choses positives, ou des choses qui vont te permettre d'avancer d'une manière ou d'une autre. Faire cette politique des petits pas, pour moi, c'est ce qui m'a aidée à progresser, à prendre confiance en moi, à me lancer sur ce projet, à participer à différents programmes de start-up, de pitchs, et cetera., ce que je n'aurais absolument jamais fait il y a quelques mois de ça.


Alizée : L’évolution qu’on a quand on est entrepreneur c’est un truc de fou. Et tu as raison, il ne faut pas regarder le sommet de la montagne.Sinon on a le vertige et on s’arrête.  Il faut évoluer pas à pas et aussi de se retourner pour se dire  “Ah punaise, avant, j'étais là et maintenant, je suis là. C'est trop bien !”


Samah : Absolument, célébrer nos petites victoires.


Alizée : On voit surtout ce qui ne va pas. L'humain en général, on aime bien se plaindre.  Mais on ne voit pas tout ce qu'on a fait et qu’on a changé. 


Samah : Absolument. C'est un travail, un apprentissage sans fin. Mais ça, je m'en suis rendu compte, à partir du moment où j’ai  travaillé sur moi. Quand on se sent mieux à l'intérieur, ça rejaillit énormément sur les relations et sur notre entourage. Je me souviens par exemple que quand j'étais mal, hyper stressé et que je n'avais pas les bons outils pour gérer ça, j'étais un peu difficile avec mon enfant qui avait trois ans à l'époque. Et un jour, j'ai pris du recul et je me suis dit mais il n’a rien fait le pauvre, je ne peux pas faire rejaillir mon stress sur lui. 


Alizée : Ce sont des prises de conscience en fait.


Samah : Des vraies prises de conscience, oui,  où on dit là il y a quelque chose à changer, il y a quelque chose à travailler pour lui, pour moi, pour tous.


Alizée : C’est sûr. Où est-ce qu'on peut te retrouver et qu'est ce qu'on peut te souhaiter pour la suite ?


Samah : Actuellement, je crée différents rendez-vous bien-être autour du mental et du physique. Je mets en place des ateliers. Il y a une semaine, j’en ai fait un sur la confiance en soi. Le 25 novembre, je fais un atelier au Yoga corner autour de la charge mentale avec une psychologue et une prof de méditation. Parce que la méditation, la pleine conscience, c’est hyper important. Donc voilà, je suis en train de mettre en place différents ateliers. Et puis à terme, ouvrir mon premier lieu sur Lyon, j'espère que ça se fera. Ça serait en 2024.


Alizée : C’est ce qu’on te souhaite, et encore merci d'avoir participé.


Samah : Merci à toi. 



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